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Regards croisés d'un paysage à l'autre

Regards croisés d’un paysage d’abondance à l’autre

Quand on a 20 ans, on trouve que ceux qui en ont 50 sont vieux et ne comprend pas très bien leur mode de vie… L’inverse est souvent vrai. D’un paysage d’abondance à l’autre, il y a aussi des regards croisés parfois teintés d’incompréhension. Mes antidotes favoris contre ces jugements de valeur à l’emporte-pièce: la bienveillance et le respect.

Quand on est dans le désert, soit on est dans le déni et on vit comme si on était dans un potager (gare au réveil, il est inévitable et il sera douloureux), soit on est dans la déresponsabilisation, la plainte, la victimisation. À ce stade, tous ceux qui sont au-delà du paysage de prairie sont des voleurs, des malhonnêtes et des pourris, éventuellement s’ils pouvaient être responsables de la situation, ça serait aussi pratique. Cette posture peut même devenir limitante. Comment gagner de l’argent si on déteste les riches?

Dans le paysage de prairie, il n’y a pas beaucoup d’argent à disposition, mais nous sommes face à des personnes qui prennent leurs responsabilités et qui s’impliquent. Ils ont encore quelques doutes sur les paysages de grande abondance, mais ils regardent avec condescendance ceux qui sont dans le désert. «Si tu te prenais en main, tu y arriverais».

Dans le paysage du potager traditionnel, nous avons affaire à des gros travailleurs. Extrêmement impliqués, actifs, ils fustigent ceux qui sont dans le désert. Ils les trouvent oisifs et les soupçonnent d’exploiter le système. Dans ce paysage, les impôts sont de trop, chacun devrait se débrouiller par soi-même. Ici on lorgne vers les paysages d’abondance avec envie, on rêverait de travailler pour un écosystème, on considère les riches comme des gens rusés. On rêve de sortir de la «rat race» et de devenir rentier pour, enfin, profiter ou finalement… s’autoriser à se reposer.

Dans le paysage du potager permaculturel, l’ego s’efface et «l’âme agit». L’abondance est la juste conséquence d’un alignement des valeurs et du talent. La personne vibre dans son flux. Les clients viennent d’eux-mêmes, repartent ravis, recommandent et une boucle vertueuse s’enclenche. L’abondance financière n’est pas une fin en soi, mais une conséquence, un bénéfice secondaire. Les jardiniers de ce paysage ont de la compassion pour les paysages situés avant eux, car ils y sont passés et savent que c’est douloureux. Ils sont curieux des paysages suivants, mais davantage pour les découvertes et les rencontres qu’ils permettent que pour l’argent.

La guilde peut-être d’inspiration potagère ou d’inspiration permaculturelle. Dans l’inspiration potagère, les managers sont exemplaires et contrôlants, exigeants, ils hiérarchisent volontiers les relations de travail. Dans une guilde d’inspiration permaculturelle, les relations sont horizontales, basées sur la collaboration. On attend de chacun de l’autonomie, la discipline de mener à bien ses propositions. Chacun est considéré comme une richesse, un potentiel de valeur qui contribue à une réussite commune. Il peut être difficile de s’intégrer dans une guilde permaculturelle si on a l’habitude de fonctionner dans une guilde potagère.

Dans une forêt permaculturelle, la vision est périphérique, à 360°. Des choix y sont faits à l’échelle collective et peuvent être difficilement compris s’ils sont lus depuis une échelle individuelle. Les dirigeants le savent et passent outre les récriminations dont ils peuvent faire l’objet. L’argent qui vient contribuer au projet est souvent extérieur et teinté d’attentes (par exemple, s’il s’agit de l’épargne de jardiniers de potager, ils attendront un dividende, s’il s’agit de contribution d’une fondation, on attendra du projet qu’il réponde à un cahier des charges).

Un écosystème peut être vertueux ou délétère suivant les valeurs qui le sous-tendent. Il arrive qu’il soit moribond, étouffé de procédures et peu agile alors que même sa trésorerie et sa production financière affichent des indicateurs très positifs. L’étendue de l’écosystème est telle qu’il englobe toute la chaine de production et parfois de manière discrète des pans entiers de la société. Lorsqu’on touche la personne source d’un écosystème, l’ensemble de la structure se modifie de manière perceptible.

Blooming companies vous accompagne pour gérer vos finances personnelles et vos projets entrepreneuriaux de manière durable en appliquant les principes de la permaculture. La permaculture est une méthodologie éthique de conception de systèmes inspirés de la nature.
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