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La Goursaline

La Goursaline : là où tout commence

Régulièrement, je vous emmène en voyage dans un paysage permaculturel pour découvrir le potentiel de cette approche. Cette exploration permet d’envisager d’autres paysages comestibles que les monocultures. Aujourd’hui le voyage est particulier puisque je vous parle de la ferme de la Goursaline où je viens tout juste d’effectuer  ma formation en design de permaculture. 

Après le jardin des fraternités ouvrières, la ferme du Bec Hellouin, le Krameterhof, je vous propose aujourd’hui de me rejoindre à la ferme de la Goursaline. Je viens tout juste d’y achever mon Certificat de Design en Permaculture.

Vue d’ensemble de la Goursaline

Le domaine de la Goursaline s’étend sur 3,5 hectares, autour de la maison de Benjamin et Aurélie. Arnaud y travaille 4 jours par semaine tandis que le couple puisse se consacrer aux activités de formation et de conseil. La production ne nous a pas été mentionnée, car son aménagement correspond davantage à des finalités pédagogiques et éducatives qu’à des finalités de production. Néanmoins, les habitants sont autonomes en fruits et légumes, oeufs, poulets, matière organique et bois de chauffage.

Lorsqu’on commence à considérer les choses du point de vue de la permaculture, ce qui saute aux yeux, c’est à quel point les systèmes sont interdépendants. La maison est indissociable de son jardin, s’en nourrit et le régénère tout à la fois.

Considérer le temps autrement

Le rapport au temps est abordé tout à fait différemment. Sur les hauts du domaine, des piquets témoignent de l’implantation de fruitiers qui ne seront matures que dans plusieurs années. C’est d’ailleurs un des sujets qui m’a surpris pendant le stage. Un jardin permaculturel donne peu au début, car la terre a besoin de se régénérer. Il lui faut du temps pour se «cycler» et devenir autonome. Un délai estimé à environ trois ans. C’est dans ce délai que les «idéalistes» venus vivre à la campagne sur un coup de tête se lassent et repartent. Au bout de trois ans, les courbes temps/effort de plantation et temps/rendement se croisent. Le jardin bascule du côté de l’abondance. Mais l’exploitant n’est pas à l’abri de déconvenues, car les récoltes prennent du temps. Leur traitement doit être intégré dès le début du design, car à terme, ça sera chronophage. En pleine saison, Aurélie fait des conserves 4 à 6 heures par jour !

Perspectives

Passés ces écueils, selon Andy (un autre de nos enseignants que l’on peut suivre sur le blog solutions simples) , une famille de quatre personnes peut gérer une surface de cinq hectares qui produira de quoi nourrir quatre autres familles. Selon les calculs de cette araignée qui s’ignore, un retour à la terre de 20% de la population pourrait garantir l’autosuffisance alimentaire grâces aux techniques de la permaculture. Mais cela impliquerait une redistribution et un morcellement des terres. Ces dernières sont actuellement tenues en majorité par des grands propriétaires terriens (qui travaillent de grandes surfaces selon des méthodes d’agriculture traditionnelle).

Une méthodologie transposable

En quinze jours de formation, nous avons passé en revue des thématiques très variées. La permaculture est une méthodologie de conception qui peut s’appliquer à de nombreux domaines. Le jardinage certes, mais aussi la construction et l’habitat, l’élevage d’animaux, la gestion de nos déchets et eaux usées, l’animation de groupes, l’entrepreneuriat, la gestion de l’énergie, la résilience face aux changements climatiques, la préservation de la biodiversité, l’économie, etc.
C’était assez surprenant (et agréable!) de ne pas avoir à justifier de vouloir appliquer cette méthodologie à l’économie, de recueillir des encouragements de personnes qui y voient une évidence.

Nous avons donc écarquillé les yeux sur le champ des possibles. Il en résulte un grand vent d’optimisme.

 

Merci !

En conclusion, un grand merci à nos enseignants : Benjamin, Aurélie et Arnaud, Josselin, Ron, Yannick et Andy.

Ainsi qu’aux participants au stage, les « permapotes » : JeanPhi, Géraldine, Dimitri, Sylvain &  Sylvain, Valentin & Valentin, Robert, Sylvie, Laurette, Pierre, Bertrand, Bea, Xavier, Lara, Richard, Fanny, Geoffroy, Daniel, William &  Candice. Je me réjouis de suivre nos aventures respectives et de savoir quel genre de fruits les « graines de ferma » vont donner d’ici quelques années.

 

Blooming companies vous accompagne pour gérer vos finances personnelles et vos projets entrepreneuriaux de manière durable en appliquant les principes de la permaculture. La permaculture est une méthodologie éthique de conception de systèmes inspirés de la nature.
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