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La dépression, quatrième étape du travail de deuil.

La dépression, quatrième étape du travail de deuil.

Quand on comprend l’ampleur des phénomènes climatiques qui sont à l’oeuvre, quand on comprend que la crise écologique sera notre « troisième guerre mondiale » (même si on ne sait pas quand ça arrivera ni exactement sous quelle forme), nos défenses cèdent.

La phase de dépression peut survenir sous plusieurs visages.

Parfois le virage est conscient, intellectuel, nourri d’informations, de relevés climatologiques précis, de courbes, d’expertises de spécialistes.

Parfois c’est un événement sensible, ressenti de l’intérieur, comme une grosse fleur de chagrin qui s’ouvre au fond du cœur et prend toute la place.

La dépression est un mouvement de fond, incontrôlable, qui se déploie pour nous faire évoluer vers un autre état. Douloureux pour soi et pour l’entourage, ce passage est initiatique.

Un abattement compréhensible.

Rien n’a de sens à l’aube du cataclysme.

Comment se lever le matin, faire « comme si de rien n’était » quand on ressent l’urgence au fond des tripes ?

Que dire à ses enfants au sujet de leurs choix professionnels…  quand on est convaincu que rien ne subsistera au-delà de 2030 ?

Comment continuer quand la totalité de notre curriculum vitae et chaque minute de notre plan de carrière a contribué, de près ou de loin,  à la minutieuse destruction de ce que nous connaissons ?

A quoi s’accrocher quand on regarde autour de nous « les autres », qui sont dans d’autres phases de leur travail de deuil, et qui ne perçoivent pas le danger ?

A quoi bon ?

L’abattement ronge toute forme d’énergie. Les personnes qui sont dans la phase de dépression liée à la prise de conscience de la crise écologique ne font, paradoxalement, aucun effort pour avoir un mode de vie écologique. Comme un fumeur atteinte d’un cancer du poumon qui continue à griller ses sèches. La gorge serrée par un lancinant « à quoi bon ? », ils se laissent dériver. Ils sont parfois (souvent?) cyniques et taclent à coup d’humour noir toute allusion au sujet. Tout leur parait vain.

Je ne suis pas qualifiée pour savoir si cette phase doit être diagnostiquée et traitée médicalement, si parfois elle est confondue avec le syndrome du burnout (qui est un processus très différent). J’observe de loin en loin, des gens profondément tristes, décalés dans un monde où « il suffit de décider d’avoir un mindset de gagnant pour être heureux ».

Certains adolescents me semblent particulièrement concernés. Pas facile de s’ouvrir à la vie dans un monde qui menace de s’éteindre. On blâme les hormones et les effets de génération. Pourtant lorsqu’on parle avec des adolescents, on ressent souvent ce doute fondamental.

Le cadre théorique.

Du coté des courants de pensée, la collapsologie est une discipline à part entière imprégnée d’un abattement profond. Les personnes traversant la phase dépressive du travail de deuil sont partout dans la société.

L’évolution

Le travail de deuil est un succession d’allers-retours entre les différents états. La dépression va donc évoluer vers l’acceptation ou, à d’autres moments, régresser vers le marchandage et la négociation. 

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