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Apprendre à faire ses comptes vs apprendre à faire ses lacets.

Dans ma vie de Maman entrepreneur, je fais des allers-retours permanents entre le monde des adultes et le monde des enfants. J’en conçois des inspirations étranges, comme celle de comparer le fait d’apprendre à faire ses comptes à celui d’apprendre à faire ses lacets. D’une période de vie à une autre, il y a des schémas qui se reproduisent. En particulier les processus d’apprentissage. Parfois on bloque, parfois longtemps. Et souvent, ça fini par se dénouer en douceur.

Apprendre à faire ses lacets.

Mon fils Lého, a bataillé pendant un moment pour apprendre à faire ses lacets. C’était son grand défi, ça a duré des mois.

C’est quelque chose qu’il voulait apprendre à faire, il disait qu’il se sentait « bébé » à côté des autres de la classe qui maîtrisaient la délicate opération et que ça l’énervait.
Et pourtant il ne s’y « mettait » pas.

Lorsqu’on lui expliquait, qu’on lui montrait pour la…. 479ème fois comment faire, il était distrait, il bavardait, il ne se concentrait pas.
Au moment de faire ses lacets, il contournait la difficulté, il demandait de l’aide à la stagiaire pédagogique, à sa grande sœur, il « magouillait ».

Au magasin, il insistait pour acheter des chaussures « à scratch », tout en clamant haut et fort, avec une certaine théâtralité « Ce n’est quand même pas de ma faute si je n’arrive pas à faire mes lacets !! »

Avec mes yeux de maman, je me disais qu’il n’était pas tout à fait prêt, et que ça viendrait. En tant que parent, on peut raisonnablement attendre qu’à 18 ans, nos rejetons soient capables de vivre sans pampers, de manger avec des couverts et de faire leurs lacets sans notre aide. On doit juste lâcher sur le fait qu’on ne sait pas exactement QUAND ils vivront ces évolutions.

Un jour Lého a su faire ses lacets. Il n’en a pas tiré de joie particulière. Quand on l’a félicité il a dit « bah oui » en haussant les épaules. « C’est fastouche »

Faire ses comptes.

Pour ce qui concerne l’apprentissage de la gestion financière, j’observe des attitudes similaires, à des âges différents. Je rencontre des personnes qui souffrent véritablement du flou financier dans lequel elles vivent, qui ne peuvent pas faire de projet, qui paient allègrement 10% de frais de rappel sur l’ensemble de leurs factures…

Et pourtant, au moment de s’y mettre, elles esquivent.
Elles déclarent « je n’aime pas les maths, c’est comme ça, je n’y peux rien », elles s’en remettent à leurs parents, à leur conjoint, à leur comptable…

Ces personnes sont au bord d’un seuil d’évolution. La seule question à laquelle il est difficile de répondre c’est QUAND aura lieu cette évolution.

Un jour, elles s’arment de courage et se penchent vraiment, avec attention et sans crainte, sur le sujet. Elles ont souvent comme réaction de dire « C’est tout ? »
« Deux additions et une soustraction et c’est tout ? ».
Oui, c’est tout. Et en même temps c’est beaucoup.

Et comme pour les lacets, on passe dans le camp de « ceux qui savent » sans grande célébration. Ça devient un geste quotidien, anodin.
Aujourd’hui, Lého peut siffloter ou tenir une conversation en faisant ses lacets.
Savoir situer combien on a sur son compte va devenir aussi spontané que savoir si on a faim ou soif.

Faire ses comptes : la première et incontournable étape vers l’abondance.

Faire ses comptes, c’est faire le tour de son jardin : regarder les massifs, les plantons, les plantations. Repérer qu’il y a quelque attention à porter ici ou là. Il faut aller récolter ou évacuer un peu de feuilles dans le compost.

Apprendre à faire ses comptes constitue un acte d’autonomie, d’indépendance.
C’est la première étape pour sortir des dettes (paysage du désert tel qu’il est décrit dans le livre « Blooming People, Manuel d’abondance à l’usage des jardiniers de la Vie »), pour faire des projets, pour regarder devant soi au lieu de tourner en rond.
Alors ce n’est pas anodin. C’est normal que cela suscite quelques réticences. Curieusement, c’est quelque chose que l’on n’apprend pas vraiment à l’école. Pourtant la société est très exigeante envers ceux qui n’ont pas cette compétence.

La formation « Faire ses comptes sans se raconter d’histoires » s’adresse à ceux et celles qui n’ont pas encore eu le déclic de faire leurs comptes jusqu’ici mais qui sont sur le point d’évoluer.

L’objectif est d’apprendre à gérer ses finances d’une manière régulière, sereine, tranquille.

Si vous voulez ranger vos baskets à velcro, c’est ici.

Faire ses comptes sans se raconter d'histoires.

Faire ses comptes sans se raconter d’histoires.

 

Blooming companies vous accompagne pour gérer vos finances personnelles et vos projets entrepreneuriaux de manière durable en appliquant les principes de la permaculture. La permaculture est une méthodologie éthique de conception de systèmes inspirés de la nature.
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